Les coups de coeur - secteur adulte

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A découvrir - Adultes

"Des rires qui s'éteignent"

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"Des rires qui s'éteignent" de Philippe Lacoche

Editions Ecriture (2012)

 

La nostalgie pour les "Trente glorieuses" (années 1945-1975) reste très vivace chez les 50 ans et plus qui ont connu dans leur jeunesse ces années exceptionnellement fastes dans notre histoire contemporaine.

Les années d'avant le SIDA et le chômage (pour schématiser les choses)...
Cela dit, il y a nostalgie et nostalgie.

 

Il y a toujours cette nostalgie immédiate, "basique" voire primaire qui consiste à affirmer "que c'était mieux avant" sans faire la part des choses alors que les époques ne sont pas comparables.

Il y a aussi une nostalgie qui consiste à rester fidèle à soi-même, à des idéaux de jeunesse tout en faisant la part des choses pour rester de plain-pied dans les temps présents.

Il y a dans les romans de Philippe Lacoche, une petite musique qui nous amène irrésistiblement vers la fin des années 1960 et le début des années 1970.

 

Depuis 20 ans, l'écrivain qui est aussi journaliste au "Courrier Picard" à Amiens, bâtit patiemment une œuvre déjà couronnée par plusieurs prix littéraires.

Les héros de ses romans sont souvent des adolescents et de jeunes adultes de condition humble, enracinés en Picardie aux prises avec les difficultés de leur temps (il y en avait quand même !) qui s'aiment ou se détestent, qui ont des projets de vie qu'ils concrétisent plus ou moins, qui affrontent aussi des situations cocasses ou absurdes. La vie quoi !

 

En général, ce sont souvent des personnes ordinaires aux antipodes de la résignation, qui "engrangent" aussi des souvenirs pour plus tard. Ces souvenirs qui alimentent la nostalgie !

 

"Des rires qui s'éteignent", publié l'an dernier chez  Ecriture  est dans cette même veine.

Lors d'une séance de dédicace dans une libraire, l'écrivain apprend brutalement la mort de la jeune fille qu'il a jadis aimée.

Il la revoit en hippie aux débuts des années 1970 aux côtés de son amie Katia, elle aussi tragiquement décédée. Avec un copain qui les a connues, ils évoquent leurs souvenirs communs sur ces deux filles douées pour la fête et l'amour.

 

Un roman à découvrir et à apprécier.

L'enquête russe (Les enquêtes de Nicolas Le Floch)

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L'enquête russe (Les enquêtes de Nicolas Le Floch) par JF Parot sortie des Editions JC Lattès

Sorti il y a maintenant un an, notre bibliothécaire, François Binauld a été passionné par ce roman.
Coup de coeur qu'il tient à vous faire partager via ce petit texte...
Ce livre est bien sûr dans nos rayons !



Depuis plusieurs années, le roman historique connait un net regain d'intérêt auprès du grand public. En particulier, la série "Les enquêtes de Nicolas Le Floch, commissaire au Châtelet" éditée chez Jean-Claude Lattès.

L'auteur, ancien diplomate, est un fin connaisseur du Paris du XVIIIe siècle, surtout la période allant de la fin du règne de Louis XV jusqu'à la Révolution où se situe l'action de ses romans.
Dixième roman de la série, "L'enquête russe" nous emmène donc à Paris en 1782. Le commissaire Le Floch et son fidèle adjoint Bourdeau ont une mission pour le moins inhabituelle : à l'occasion de la visite de l'héritier du trône de Russie et de son épouse, le Roi Louis XVI souhaite rapprocher les relations entre la France et l'Empire russe; Le Floch et Bourdeau ont alors pour directive de monter un subterfuge permettant au roi et à la cour de Versailles de gagner la confiance du fils de Catherine II !

Or, au même moment, le Comte de Rovski, ancien favori de la tsarine, est assassiné à Paris.
Simple Coïncidence ou meurtre délibéré pour faire capoter le rapprochement franco-russe ?

Le Floch et Bourdeau vont aller de surprise en surprise, en passant dans les bas-fonds de la capitale et autres lieux peu avouables.
Ecrit dans un style très alerte avec des dialogues souvent piquants et percutants, une grande qualité de ce roman -tout comme pour les autres de la série- tient au fait que la connaissance historique, très maîtrisée, n'est pas pesante pour le lecteur qui tient en mains un livre au final très divertissant.

Le syndrome U.G.A (L'oeil du calamar)

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Le syndrome U.G.A (L'oeil du calamar) de Gilles arembourg (Editions Atria) (Collection "Les mondes d'Atria")



Genre : Roman d'anticipation

Nous sommes en février 2024 en plein Océan Pacifique. Un baleinier australien ramène dans ses filets un immense calamar qui, normalement, vit dans les abysses sous-marins. Une prise tout à fait inhabituelle. Suite à un incident consécutif à cette prise, l'équipage développe une grippe étrange. L'épisode n'est pas noté sur le livre de bord si bien que plus tard, en débarquant, l'équipage apparemment guéri n'est pas mis en quarantaine...

Peu après, par contagion, cette grippe commence à faire le tour du monde avec des conséquences incalculables pour l'avenir de l'espèce humaine !

Un livre d'une lecture agréable où le suspense monte régulièrement d'un cran. Bien documenté sur son sujet, sans être fastidieux, l'auteur nous décrit aussi une communauté scientifique en plein désarroi cherchant désespérément à enrayer une situation qui lui échappe visiblement.
A noter que ce livre est édité par une petite maison d'édition domiciliée à Douai, dans notre région.
A signaler aussi que Gilles Warembourg est également auteur de romans policiers dont certains sont disponibles dans notre médiathèque.

Oui...

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Roman de Murielle Renault

Lorsque Juliette demande à Bejamin de l'épouser il ne s'y attend pas...

La chambre des vies oubliées

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Roman de Stella Duffy

 

Robert Sutton tient un pressing à Loughborough Junction, quartier pauvre, populaire et multi-ethnique du sud de Londres.

Accabadora

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Roman de Michela Murgia

 

Un petit livre plein de charme qui nous plonge dans la Sardaigne des années 50 et aborde un sujet grave d'une plume légère, malicieuse et poétique.

Tout simplement

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coeurfesse100Le monde de la bande dessinée regorge de personnages aux pouvoirs phénoménaux

Le bois Castiau Luc BERIMONT - (éditions Robert LAFFONT, 1963)

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les bois castiauLuc Bérimont, de son vrai nom André Leclercq, fut avant tout connu comme poète et producteur d'émissions radiophoniques et télévisées dont les plus anciens d'entre nous se souviennent peut-être (« La parole est à la nuit », « la fine fleur »...). Bien que né en 1915 dans les Charentes à Magnac-sur-Touvre (suite à l'évacuation de sa famille devant l'avance des troupes allemandes), Luc Bérimont est resté très attaché à ses racines nordistes. De retour au « Bois Castiau » (près de Maubeuge, à Ferrière-la-Grande) fin 1918, il mènera ensuite une existence rude de petit campagnard qui le marquera sa vie durant.

 

Mobilisé en 1939, il fait ses vrais débuts d'écrivain pendant ses loisirs aux armées. Une petite vingtaine de recueils poétiques suivront, ainsi que sept romans dont « Le Bois Castiau » édité en 1963 chez Robert Laffont et couronné par un prix littéraire l'année suivante (Prix Cazes). L'exemplaire de cet ouvrage possédé par la Médiathèque est une réédition de chez Stock (en 1980) dans la collection « Littérature régionale ».

 

Nous ne connaissons pas son œuvre poétique. Si l'on en croit un critique littéraire (J.P. Damour), « on peut cependant remarquer une prédilection personnelle pour certains motifs comme l'oiseau, la femme ou la mer. En eux, l'homme, dans un monde sans dieu ni au-delà, perçoit les signes d'une jouissance périssable, mais féconde et universelle ». Nous disposons d'un recueil poétique de Luc Bérimont en Médiathèque : « Un feu vivant », publié initialement chez Flammarion en 1968.

 

Roman autobiographique, « Le Bois Castiau » l'est assurément. En plus, les souvenirs évoqués sont joliment magnifiés et sortent de la platitude quotidienne, car comme dit l'auteur dans sa préface de la réédition de chez Stock : « Je crois avoir préservé une sorte d'innocence du fond de l'œil ». Une vie difficile et précaire dans un Avesnois où la notion de confort domestique reste encore très relative dans les années 1920-1930. Mais cela est contrebalancé par un univers familial fort chaleureux entre d'une part une grand-mère (Man Toinette) et une mère croyantes toutes les deux au Ciel et d'autre part un père qui n'y croit plus guère ; ce qui amène des discussions animées au foyer familial dont l'unité n'en souffre pas. De cette double éducation, Luc Bérimont a su en tirer toute la richesse, ne fut-ce qu'au travers de la saveur des souvenirs évoqués. Quelle mémoire ! De cette enfance et pré-adolescence dont le cours fut émaillé de mille événements plus petits que grands, on se demande si une vocation d'écrivain ne se dessine pas dès la prime jeunesse tant l'exactitude des circonstances, la sincérité et la fraîcheur de la narration –au demeurant fort classique- témoignent d'une vie intérieure déjà fort riche et d'un besoin pressant d'idéaliser et de transcender une réalité trop quotidienne. L'arrivée du cinéma au village, la partie de jeu de balle, les ducasses, la mort du chien jaune, les premiers émois sentimentaux (fort risqués...) à l'ombre des remparts de Maubeuge en sont quelques-unes des illustrations. Le voisinage immédiat, composé de gens pittoresques et à forte personnalité, impressionne également le jeune enfant. Par maints détails, on assiste aussi à l'évolution lente des modes de vie entre les deux guerres mondiales.

 

Au risque de se répéter, on reste quand même confondu par la richesse des anecdotes relatées. C'est à se demander si l'enfant ne tenait pas un journal intime dont les carnets ont été jalousement gardés. Ce livre se situe, sans nul doute, dans la lignée de « La Maison de Claudine » de Colette ou de « La Gloire de mon père » de Marcel Pagnol, avec une moindre notoriété cependant, la Bourgogne et la Provence étant des régions plus touristiques...

 

Luc Bérimont nous a quittés le 28 décembre 1983 à la suite d'une cruelle maladie. Les lecteurs souhaitant en savoir plus sur l'écrivain et son œuvre pourront consulter avec profit l' »Hommage à Luc Bérimont » publié par le Centre Froissart de Recherches Poétiques de Valenciennes en mars 1984 et disponible en Médiathèque. Robert Sabatier (le célèbre auteur des « Allumettes suédoises ») lui a consacré plusieurs pages dans sa monumentale « Histoire de la poésie française » (éditions Albin Michel), disponible également en Médiathèque.

A titre d'information, signalons pour les randonneurs pédestres et cyclotouristes que « Bérimont » est un lieu-dit (une petite colline), à la sortie de Ferrière-la-Grande sur la route de Solre-le-Château.

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