Je l'avoue, ce qui m'a poussé à lancer l'écoute, c'est... le pseudonyme de son auteur. Il y a quelque chose de beau et de tragique à l'oeuvre ici...

Et apparemment, chaque titre de ce deuxième album de l'artiste y est perméable, puisque c'est bien cette équation qui les définit le mieux. Octave Noire écrit des chansons, et ça, beaucoup d'autres le font déjà. Mais Octave Noire a surtout un don pour les arrangements. Il enrobe chaque titre d'electro savante, de dramaturgie orchestrale grandiose, et d'efficacité pop. Ça fait déjà une bonne partie du disque. Les invités ? Oui, ça peut jouer aussi. Je retiendrais en particulier la performance d'Arm, remarquable, comme à son habitude. Mais surtout, Octave Noire a un talent éclatant. Ses textes tiennent de la poésie autant que de la nouvelle, et sont un atout indéniable. Et donc, on se plonge dans ses titres avec délice : « Los Angeles », « J'ai choisi » (avec Dominique A), « Monolithe humain », « L'avalanche », « Inland sea », soit la quasi-totalité de l'album, sont des hits immédiats. Probablement l'un des disques les plus passionnants de chanson française qu'il m'a été donné d'entendre en 2020. Et ça, c'est pas rien pour quelqu'un qui n'aime pas vraiment la chanson française !

Marc - Saint Amand les Eaux

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