J'aime bien Finntroll. C'est un groupe phare du genre folk metal, souvent plus sauvage et black que ses contemporains.

Mais je pensais que le groupe avait splitté. Bah oui, 7 ans sans nouvelles, c'est quand même beaucoup. Alors donc, que nous a concocté le groupe grâce à tous ces mois de travail (supposé) ? Et bien... ils se sont spécialisés en musique orchestrale néo classique. Non, je déconne. Enfin, à moitié. « Vredesvävd » débute par une longue intro certes très bien faite dans le genre, mais qui me laisse un peu perplexe niveau utilité et légitimité. D'autant plus qu'une fois celle-ci passée, on retrouve le groupe dans une forme olympique mais dans la droite lignée de ce qu'on peut connaître de lui ; un subtil mélange entre humppa (la polka finlandaise, pour ceux qui ne savent pas), black metal (la voix de Vreth n'a rien à envier à celle de ses prédécesseurs, rageuse et parfaite) et folk metal à tendance symphonique. Un style virulent mais qui ne manque pas de virtuosité, comme vous pourrez le constater ici. En fait, Finntroll est, malgré les apparences, capable de bien des choses. De se montrer tour à tour subtil, intense, sauvage, pondéré, dansant, tout en n'éveillant jamais la moindre protestation, car chaque titre est une mécanique d'une telle précision qu'elle en devient imparable. Alors dans ces conditions, attendre sept ans, c'est pas grand-chose ; « Vredesvävd » est d'une qualité assez époustouflante, s'imposant dès la première écoute comme l'une des meilleures productions du groupe, et du genre en général. Je ne ferai même pas l'affront au groupe d'en extraire un titre « préféré », et risquer d'en ostraciser les autres, parce qu'ils valent tous la peine d'être découverts ! Énorme.

Marc - Saint Amand les Eaux

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